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Rapport
annuel sur les violations des droits syndicaux.
| EUROPE | |
| Albanie | Lituanie |
| Allemagne | Norvège |
| Belgique | Roumanie |
| Biélorussie | Royaume-Uni |
| Bulgarie | Fédération de Russie |
| Croatie | Serbie |
| Estonie | Suisse |
| France | République tchèque |
| Hongrie | Ukraine |
| Kosovo | |
Europe Les tendances de l'économie se traduisent également au niveau européen. La mondialisation y est une réalité, à l'instar de la libéralisation avec ses effets dévastateurs sur les pays en transition d'Europe centrale et orientale. Les conséquences sont une précarité accrue de l'emploi, une diminution des conventions collectives et une augmentation des contrats individuels. La situation économique mondiale n'a fait qu'aggraver les problèmes existants. Le problème majeur lié à cette situation économique précaire est toujours le non-paiement des salaires. Dans des pays tels que la Russie et l'Ukraine, il revêt un caractère endémique. En Russie, il touche environ 20 millions de travailleurs dans les secteurs public et privé. Lors des grèves générales d'avril et d'octobre, les revendications visaient principalement à obtenir le paiement des arriérés de salaire, ainsi que des augmentations de rémunération et l'adoption de réformes sociales. De nombreux travailleurs ont entamé une grève de la faim pour soutenir leur revendications salariales. En Ukraine, le problème est particulièrement grave. En Croatie, 30.000 travailleurs ont été confrontés à des retards de 1 à 40 mois dans le paiement des salaires. Au Kazakhstan, des travailleurs ont entamé une grève de la faim pour réclamer le paiement de deux années d'arriérés de salaires. Deux cents travailleurs ont été arrêtés pour avoir manifesté contre le non-paiement d'arriérés de salaire portant sur des périodes comprises entre 6 mois et 2 ans. L'année 1998 a également été marquée par la multiplication des atteintes par des gouvernements et employeurs, contre les droits des travailleurs et des syndicats. La tendance consistant à remplacer les conventions collectives par des contrats individuels à durée déterminée s'est poursuivie, à l'instar des licenciements collectifs consécutifs aux restructurations et faillites. En Roumanie, les syndicats ont également manifesté contre la situation économique désastreuse, le chômage et la menace de licenciements suite aux projets de fermeture d'entreprises d'Etat déficitaires, lesquels concernent 70.000 travailleurs. En Russie, un code du travail préparé par le gouvernement a fait surgir la menace d'une érosion des droits syndicaux. En Biélorussie et en Serbie, les droits syndicaux furent, en l'absence de mesures légales, systématiquement violés. En Croatie et en Lituanie, certains questions concernant les avoirs syndicaux sont restées sans réponse. En Biélorussie et en Estonie, les syndicats ont été obligés en vertu des lois actuelles, de renouveler leur enregistrement, sous peine de dissolution. En ce qui concerne les violations de droits syndicaux commises par des sociétés étrangères, celles-ci sont rapportées par un nombre croissant de syndicats. En Azerbaïdjan, les syndicats ont signalé que des sociétés étrangères faisaient obstacle à l'organisation syndicale et licenciaient les responsables syndicaux. En Bulgarie, où la situation économique a continué à se détériorer, les organisations KNSB et Podkepra ont publié, en mai 1998, un "livre noir" des sociétés - principalement étrangères -, y compris des multinationales, qui profitent de la crise économique pour exploiter les travailleurs. Dans certains cas et en particulier dans l'industrie textile, les travailleurs ne recevaient aucun contrat de travail. En Hongrie, le dialogue social s'est détérioré avec l'arrivée du nouveau gouvernement, tandis qu'au Kazakhstan, les violations des droits syndicaux ont continué sans relâche. En Croatie, la discrimination antisyndicale s'est aggravée et des délégués syndicaux ont été systématiquement harcelés. Au niveau positif, on note une reprise du dialogue social et l'adoption d'une déclaration tripartite depuis le changement de gouvernement au sein de la République tchèque. En Europe occidentale, des améliorations sont apparues au sein du Royaume-Uni avec la publication d'un livre blanc du gouvernement, lequel formulait des propositions pour un rétablissement de la reconnaissance légale de la négociation collective avec les syndicats représentatifs. Ces propositions contenaient également des éléments constructifs pour le rétablissement des autres droits fondamentaux supprimés au cours des années 80 et 90. En France cependant, les travailleurs des petites et moyennes entreprises ont rencontré des difficultés au niveau de la création des syndicats et de la poursuite des activités syndicales. En Norvège, les grèves sont toujours interdites dans le secteur pétrolier. En Allemagne, les limitations du droit de grève imposées de longue date à de nombreuses catégories du personnel des services publics, n'ont toujours pas été levées, malgré les critiques répétées de l'OIT.
Population: 3.401.000/ Capitale: Tirana/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Les activités syndicales continuent dêtre entravées par le manque de poids de la société civile ou dune justice indépendante. En octobre, un membre de la BSPSH a été abattu. La police expulse un responsable syndical Le 8 décembre 1997, la police a fait irruption dans les bureaux de la centrale syndicale nationale, la BSPSH, pour expulser son responsable Xhevdet Lubani en sappuyant sur une décision de la cour dappel du 18 novembre qui avait déclaré Fatmir Musaku, comme le seul candidat légitime.
En 1998 pourtant, le congrès de la BSPSH et une décision de la cour suprême, datant de juin, avaient tous deux confirmé Lubani dans ses fonctions.
Au mois de mai et de juin, la BSPSH a manifesté contre le refus du gouvernement de discuter de la situation économique avec les syndicats. Les structures tripartites de lAlbanie ne fonctionnent pas. Un responsable syndical abattu Le matin du 26 octobre, en arrivant aux quartiers généraux de la BSPSH, Astrit Balluku, président de la Fédération des enseignants de Tirana et membre du comité exécutif de la BSPSH, a été abattu. Le groupe qui avait antérieurement contesté le leadership de la BSPSH a occupé son QG.
En novembre, la BSPSH et la centrale nationale KSSH ont fait état dune décision de la cour suprême qui menaçait dexproprier le syndicat de ses quartiers généraux, ce qui laisse planer de moins en moins de doutes sur lindépendance du pouvoir judiciaire albanais. Pas de convention collective dans le secteur public Les fonctionnaires publics ne peuvent négocier collectivement car leurs salaires sont fixés par décret. Population: 81.900.000/ Capitale: Berlin/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Lancienne interdiction qui frappe beaucoup de catégories demployés de la fonction publique est toujours dapplication. Les employés de la fonction publique qui disposent du statut de fonctionnaire nont pas le droit de faire grève. Cette catégorie inclut les enseignants, de nombreux cheminots, les employés des services dexpédition de la poste et les employés des guichets ainsi que les standardistes des services postaux.
LOIT critique cette restriction depuis 1959. Elle a demandé au gouvernement dassurer la totale application des droits reconnus par la Convention n° 87, dont le droit de grève. LOIT a également demandé au gouvernement dassurer aux enseignants ayant le statut de fonctionnaire, le droit de négocier collectivement. Population: 10.160.000/ Capitale: Bruxelles/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Le droit de grève continue dêtre sapé. Le droit de grève sapé Depuis plusieurs années, les employeurs ont souvent porté des affaires devant les tribunaux civils pour mettre fin à des grèves en alléguant certains actes commis durant les grèves, tels que les piquets de grève.
Les tribunaux se sont souvent prononcés en faveur des employeurs sans accorder daudition aux syndicats. En infligeant de lourdes amendes aux travailleurs sils poursuivaient la grève, ils ont entravé le droit de grève.
La Fédération générale des travailleurs de Belgique (FGTB) a déclaré en 1997 que certains des juges qui avaient auparavant suivi le raisonnement des employeurs ont revu leur décision et ont soutenu la position des syndicats favorisant des droits collectifs plutôt quindividuels (par exemple la propriété, la libre circulation des personnes et des marchandises) qui avaient été défendues par les employeurs.
Bien quun nouveau projet de loi ait été présenté au parlement pour remédier à cette confusion légale, aucun progrès na été enregistré en 1998. La loi menace les droits syndicaux En 1998, les activités syndicales ont été menacées par lintroduction dun projet de loi qui a pour but dempêcher les organisations criminelles dinfluencer le fonctionnement des autorités publiques. Sous la pression syndicale, la loi a été amendée pour exclure les organisations syndicales de cette application.
La FGTB a néanmoins précisé quil faudrait attendre 1999 pour être sûr que les amendements apportés seront à même de protéger les droits syndicaux. Population: 10.348.000/ Capitale: Minsk/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Les violations des droits syndicaux continuent. Neuf syndicalistes ont été arrêtés alors quils manifestaient pour obtenir de meilleures conditions de travail. Le président Lukashenko - règne par décret - il a promulgué le décret 639 au début de 1999 obligeant tous les syndicats à être réenregistrés pour le 1er juillet. Le décret sur la représentation syndicale A la fin de 1997, le président Lukashenko a promulgué le décret 639 sur "les directives en matière de politique de lEtat concernant les syndicats". Celui-ci mandatait lancien syndicat officiel, le FPB, pour rédiger les directives qui seraient adoptées par lAssemblée nationale pour lapplication du décret. Ceci incluait létablissement de critères relatifs à la représentation syndicale aux niveaux sectoriel, national, régional et local. Le décret rétablissait dès lors les anciens privilèges syndicaux.
Le Congrès biélorusse des syndicats démocratiques (BCDTU) craignait, quen dépit de son enregistrement, lintroduction de critères numériques élevés pour obtenir la reconnaissance syndicale signifierait dans les faits son exclusion persistante de la négociation collective. Les syndicats réenregistrés à la fin de lannée 1997 Bien que le BCDTU et lun de ses syndicats fondateurs, le syndicat libre de Biélorussie (SPB) aient été réenregistrés en décembre 1997, le décret 336 de 1995 qui avait dissout le SPB na toujours pas été annulé.
Le décret 336 signifiait que le SPB ne pouvait ni signer de convention collective, ni percevoir de cotisations syndicales, ni disposer de bureaux ou de lieux de réunion dans les entreprises. Les restrictions au droit de grève Le décret interdisait également aux syndicats de participer à des grèves dans les entreprises énumérées dans larrêté 158. Promulgué en mars 1995, larrêté interdisait les grèves dans le métro de Minsk et dans les autres services de transport dont les chemins de fer, à la radio et à la télévision, dans les services de contrôle du trafic aérien, les télécommunications, les industries pétrolières, chimiques et alimentaires.
En 1998, une nouvelle loi sur les services minimums dans les industries essentielles , texte qui révoquait la liste contenue dans larrêté 158 a été votée au parlement. La discrimination contre les syndicats indépendants Les syndicalistes indépendants ont continué de subir des actes de discrimination incluant notamment leur renvoi. Leurs dossiers de réintégration pourraient prendre trois ans pour être jugés. On a tenté de décourager les travailleurs dadhérer à des syndicats et dans beaucoup de cas, les chefs dentreprise versaient à lancien syndicat officiel - qui contrôlait toujours des fonctions sociales ordinairement remplies par lEtat-, les cotisations des adhérents au syndicat SPB. Les membres du SPB étaient moins bien payés. Les employeurs ont refusé de négocier avec eux. Les dirigeants dentreprises et les directions étaient toujours, dans de nombreux cas, membres des anciens syndicats officiels.
Une loi votée en 1993 limite les droits de négociation des syndicats indépendants en matière de conventions collectives. Elle autorise les directions des entreprises à négocier des accords locaux avec le collectif des travailleurs, sauf si un syndicat représente au moins la moitié du personnel de lentreprise.
Les procédures denregistrement des syndicats sont restées arbitraires, complexes et onéreuses. Menaces et arrestations Le 5 novembre, neuf syndicalistes et quatre autres personnes ont été arrêtées durant une manifestation organisée par les syndicats indépendants dans la capitale, Minsk. Ils sapprêtaient à transmettre au Président une pétition concernant leur salaires et à lui faire part de leurs revendications pour de meilleures conditions de travail. Ces neuf manifestants ont été accusés davoir organisé une manifestation illégale et ils ont reçu des avertissements administratifs. On leur a fait savoir que la prochaine fois, ils pourraient être envoyés en prison. Lun dentre eux a reçu une amende de 1000 dollars.
A lusine automobile de Mogilev qui emploie plus de 4000 travailleurs, les membres du SPB ont été menacés de renvoi pour tenter de leur faire quitter le syndicat.
A de nombreuses occasions, des actions disciplinaires ont été prises à lencontre du conducteur de trolleybus, Victor Tarnovsjy, président du syndicat démocratique des travailleurs du transport à la direction des trolleybus de Mogilev. Après avoir été élu responsable temps-plein et avoir démissionné de son travail, il a carrément été congédié de sorte quil na plus pu reprendre sa fonction au sein du syndicat. Réenregistrement En janvier 1999, le président Lukashenko a promulgué un décret obligeant les syndicats à être réenregistrés pour le 1er juillet. Population: 8.470.000/ Capitale: Sofia/ Conventions de loit ratifiées: 29-87-98-100-111-138 Un recensement a finalement été organisé en 1998 pour déterminer le taux de représentativité des centrales syndicales nationales. Des rapports ont rendu compte de violations croissantes des droits du travail.
Etablissement de la représentativité syndicale Au cours de ces dernières années, la cooptation de plusieurs syndicats non représentatifs et souvent proches des partis politiques a créé certains problèmes au sein du Conseil tripartite des différents gouvernements. En mars 1998, le gouvernement a organisé un recensement, sorte dinventaire des effectifs syndicaux, pour homologuer leur statut de "représentation nationale". Le résultat a clairement montré que seules les centrales nationales, KNSB et Podkrepa, remplissaient les critères de représentation nationale qui avaient été adoptés par le Conseil des ministres et quelles étaient donc qualifiées pour prendre part aux organismes tripartites au niveau national. Améliorations dans le dialogue social En 1998, le dialogue social sest amélioré et, en novembre, plusieurs groupes consultatifs tripartites ont été créés. En 1997, le gouvernement avait refusé de parler aux syndicats du rigoureux programme dajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, quil avait introduit. La Bulgarie avait commencé lannée 1997 dans un climat de crise sociale, économique et politique. Restrictions des droits syndicaux Cette année, le gouvernement a introduit une loi concernant les employés du secteur public qui interdit ladoption dune convention collective et restreint les autres droits syndicaux. La loi devrait être adoptée au début de 1999.
En mars 1998, les autorités ont aussi amendé une loi de 1999 qui leur permet de déclarer plus facilement une grève illégale. Les syndicats nont plus le droit de faire appel quand une grève a été déclarée illégale.
Une loi de 1990 requiert quune majorité des travailleurs dune entreprise se prononcent en faveur de la grève. Dans les secteurs où les grèves sont interdites, comme ceux de lénergie, des communications et de la santé, les procédures de conciliation compensatoire, de médiation ou darbitrage nexistent pas. Les lois du travail ignorées Les syndicats ont déclaré une fois de plus que les employeurs ignorent les lois du travail à tous les niveaux et enfreignent les conventions collectives. De nombreux travailleurs ont été licenciés illégalement et les autorités nont pas appliqué les lois du travail. Les affaires se sont accumulées dans les tribunaux du travail.
En novembre 1997, la KNSB et Podkrepa ont déclaré posséder une liste denviron 246 entreprises, principalement à capitaux étrangers, qui tiraient parti de la crise économique pour exploiter les travailleurs et enfreindre le code du travail. En mai 1998, les deux syndicats ont publié un "livre noir" reprenant les sociétés qui bafouaient les droits syndicaux et ont déclaré que les cas de violation, incluant des multinationales disposant de filiales en Bulgarie, étaient de plus en plus fréquents. Les violations dans les régions où le chômage est élevé et où les entreprises peuvent sappuyer sur la crainte que suscite la perte dun emploi sont les plus courantes.
Certains travailleurs, en particulier dans le secteur textile, dans la région de Sandanski, nont pas de contrats demploi et travaillent de 12 à 14 heures par jour, parfois aussi le samedi et le dimanche. Une entreprise a fait travailler ses travailleurs pendant 30 heures daffilée avec seulement deux pauses. Les travailleurs ne pouvaient pas prendre un congé de maladie et étaient licenciés sils essayaient de former un syndicat. Ils ont été humiliés et exploités par la direction. Des conducteurs de train grévistes suspendus Le 17 mars 1998, des conducteurs de train ont décidé de mettre fin à une série de grèves dune heure quils menaient depuis 6 jours pour tenter dobtenir de meilleurs salaires. Ils ont commencé à négocier avec le gouvernement. Le ministre des transports avait précédemment refusé le dialogue, menaçant de remplacer ces travailleurs et déclarant la grève illégale.
Après la première grève dune heure, les responsables des chemins de fer avaient suspendu 132 conducteurs de train en attendant que tombe la décision dun comité disciplinaire chargé de statuer sur leur éventuel licenciement pour infraction au règlement de la société. Refus de négocier avec les syndicats Les membres du syndicat des travailleurs de la métallurgie affiliés à Podkrepa ont déclaré que lentreprise ITEM Engineering, située dans la capitale Sofia, avait fermé le 30 mars, une unité de production très syndicalisée alors quelle avait suffisamment de commandes pour poursuivre son travail. Lentreprise avait refusé de négocier avec le syndicat.
Les syndicats des services publics de Podkrepa dans le département de ladministration des taxes du ministère des Finances ont déclaré que le ministre avait refusé de négocier avec eux. Le 19 mai, il a promulgué un règlement qui dit que tous les administrations des taxes doivent nommer un représentant pour communiquer directement avec lui - une mesure qui sape le syndicat. Syndicalistes licenciés et victimes de représailles - syndicats interdits Cest sous prétexte de "mauvaise conduite", que le 19 août, le fabricant de chaussures Galia Tiankova, à Dolnoslav, dans la région de Plovdiv a licencié 19 employés qui avaient réclamé que leurs droits soient respectés. Lemployeur avait été incapable de leur fournir du travail depuis deux semaines mais ne les avait pas payés alors que la loi limpose. Depuis 18 mois, les travailleurs essayaient de créer un syndicat mais lentreprise avait saboté leurs efforts. Les conditions de travail dans lentreprise étaient aussi dangereuses et peu saines. Les travailleurs étaient forcés de prester des heures supplémentaires qui nétaient pas payées. Podkrepa a averti les médias locaux et linspection du travail de la situation.
KNSB a fait état que lusine Naiden Kirov à Rousse a interdit toute activité syndicale et aboli la convention collective. Danon à Sofia, Hastecs à Ardino, Still Ltd à Dimitrovgrad, Evroshus, Dupnitsa, Stomana MME à Silistra et Avtotransport à Targoviste ont interdit aux syndicalistes dexercer leurs activités et se sont rendus responsables de représailles à leur encontre. A Polima dans la ville de Pleven, des responsables syndicaux ont été obligés de démissionner ou ont été licenciés et les activités syndicales ont été interdites. Après une manifestation en mars, tous les participants ont été licenciés. Mashlekprom à Sliven, Pirel et Formoplast ont ignoré la teneur de laccord collectif. Population: 4.501.000/ Capitale: Zagreb/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Au début de lannée 1998, le gouvernement a annoncé son intention de nationaliser les avoirs des syndicats. Cette décision a été interprétée comme une tentative dexacerber les divisions entre les syndicats. Il y a eu aussi de nombreux cas de discrimination antisyndicale durant lannée. La représentation syndicale En mai 1997, après une médiation de lOIT, un accord temporaire, valable pour un an, a été conclu concernant létablissement du Conseil économique et social et la tenue délections sociales pour déterminer quels syndicats étaient les plus représentatifs. La centrale syndicale UATUC a demandé au gouvernement de différer la législation sur les avoirs syndicaux jusquaprès les élections. Le projet du gouvernement de nationaliser les avoirs syndicaux Le 18 juin, la loi sur les associations était adoptée et devenait effective le 15 juillet, en dépit de la demande de lUATUC, qui détient 50 % des avoirs syndicaux, dexclure les syndicats du projet de loi et des propositions quil avait faites pour la distribution des avoirs. LUATUC a porté laffaire devant le tribunal constitutionnel. Il navait toujours pas rendu son jugement à la fin de 1998.
Sil est stipulé dans le projet quil ne sappliquait pas aux syndicats, ces derniers avaient six mois pour distribuer eux-mêmes les avoirs, faute de quoi ces derniers deviendraient propriété du gouvernement. Le parlement pourrait alors les distribuer un an après avoir établi des critères adéquats. Aucune limite dans le temps na été fixée pour létablissement des critères par le parlement.
Le 12 janvier 1998, le gouvernement a annoncé son plan pour nationaliser les avoirs des syndicats en vertu de la loi de 1997.
Cette attitude, beaucoup lont interprétée comme une tentative du gouvernement dexacerber les divisions entre les syndicats. En mars 1998, lOIT a déclaré que le gouvernement devrait étendre dans les faits cette période de négociation de six mois et négocier les critères de distribution avec les syndicats.
Le gouvernement a, dans la suite, accordé plus de temps aux syndicats pour négocier la distribution de ces avoirs. Manque de critères de représentation En 1998, le fonctionnement du Conseil économique et social ainsi que celui dautres organismes nationaux ont continué à poser problème du fait de labsence daccord sur les critères pouvant définir la représentation syndicale. La police anti-émeute arrête le syndicat Le 29 janvier 1998, lUATUC a lancé une campagne de protestation portant sur différentes questions économiques et sociales, comme le taux de chômage élevé, le non-paiement des salaires, des exigences pour des pensions plus élevées, le haut taux de TVA et dautres questions. La manifestation pacifique qui a eu lieu dans la capitale Zagreb a été stoppée par la police qui a bloqué le passage étroit conduisant au parlement par des chars anti-émeute. Après avoir tenu les manifestants à lécart une demi-heure, la police a permis à une poignée de responsables syndicaux de rencontrer les autorités.
Une manifestation prévue pour le 20 février sur la place principale de Zagreb par les syndicats et dautres organisations a été interdite par les autorités. Elle portait sur la détérioration des conditions sociales. Les syndicats ont affirmé quils pourraient aller de lavant. Le gouvernement a déclaré que la police interviendrait pour arrêter la manifestation. Des milliers de policiers bien équipés dont une partie appartenait à la section anti-émeute et disposaient en outre de canons à eau ont été déployés. Des centaines de policiers supplémentaires ont rejoint Zagreb. Plusieurs personnes ont été blessées lors déchauffourées et une femme a été emmenée à lhôpital. Conventions collectives peu respectées Les syndicats affirment rencontrer des problèmes avec la loi relative à la négociation collective. Celle-ci permet aux employeurs de se soustraire aux conventions collectives en établissant des syndicats dentreprise qui refusent de prendre part aux négociations syndicales conjointes avec les employeurs. Les grèves pour le non-paiement des salaires sont illégales Le problème du non-paiement des salaires sest amplifié et touche aujourdhui environ 30.000 travailleurs. Les arriérés peuvent atteindre quarante mois de retard. Cela signifie aussi que les cotisations sociales ne sont plus payées par les employeurs. Deux décisions de la cour suprême datant de 1996 estiment ces grèves illégales. Même si les travailleurs peuvent être traduits en justice dans certains cas, ces procès peuvent prendre des années. Le droit de grève Les grèves ont souvent été interdites par la cour suprême qui interprète de façon étroite les demandes dappel à la grève. La cour suprême a décrété quune grève était illégale si elle était organisée à propos de lexercice de droits déjà définis dans la loi ou dans une convention collective. Les syndicats risquent de devoir payer des amendes et les travailleurs dêtre licenciés pour avoir pris part à une grève illégale.
Une décision de la cour suprême du 15 juillet 1998 a invalidé les restrictions pesant sur le droit de grève dans les chemins de fer, les postes et les télécommunications qui permet au gouvernement détablir unilatéralement le niveau de services minimum à assurer durant une grève. Le gouvernement a amendé la loi sur les chemin de fer en décembre mais lUATUC estime que les changements apportés sont encore insuffisants.
En octobre, le gouvernement a annoncé que les enseignants qui navaient pas participé à la grève de juin pour réclamer des augmentations de salaires pourraient percevoir une allocation financière équivalente à trois semaines de salaire. Le ministre de léducation a demandé aux professeurs de lui fournir des déclarations permettant détablir leur appartenance ou non à un syndicat. Les réactions de protestation des syndicats ont finalement poussé le gouvernement à abandonner le projet. Les syndicats des enseignants sont de nouveau partis en grève le 12 novembre pour le même motif daugmentation salariale. Le gouvernement a déclaré que le mouvement était illégal. Pas de tribunaux du travail Il ny a pas de tribunaux du travail en Croatie . Les tribunaux civils croulent sous des milliers daffaires, la plupart intentées contre des employeurs qui ont refusé de négocier, qui ont ignoré certaines clauses des conventions collectives ou qui ont licencié illégalement des travailleurs. Des affaires judiciaires intentées contres des employeurs pour infraction à des clauses de la législation du travail ont été rejetées en se fondant sur le fait que les employeurs ne sont pas légalement responsables de délits mineurs. Les violations deviennent plus fréquentes Les violations des droits syndicaux et la discrimination à lencontre des responsables et délégués syndicaux deviennent plus fréquentes.
Les violations des droits syndicaux à lentreprise de transformation de viande, PIK Vrbovec, ont continué en 1998. Lancien président de lentreprise qui est devenu pour une courte période en 1997 ministre de lAgriculture et de la pêche a appelé les travailleurs à ne pas faire confiance aux syndicalistes et à ne pas payer leurs cotisations. Le 20 juin 1998, le président de lentreprise a écrit au premier ministre en prétendant que Stjepan Lebos, le délégué du syndicat de lalimentation et de lagriculture (PPDIV) actif dans son entreprise, tentait daffaiblir les intérêts de lentreprise, de la société et du pays. En affirmant quil était anti-croate, il a mis sa vie en danger.
Lentreprise a constitué un syndicat contrôlé par la direction. Elle lui a fourni un bureau et a rétribué le délégué. Cette mesure a mis fin aux négociations qui avaient pris place durant un an et demi avec le précédent syndicat. Le 21 juillet, la direction a ordonné à la branche du PPDIV, au président du conseil du travail et au coordinateur des responsables de la santé et de la sécurité de quitter les lieux.
Le 14 août, lentreprise a interdit la perception des cotisations syndicales et a obligé les membres du syndicat de signer un formulaire chaque mois. Le 18, elle a interdit au délégué syndical dentrer dans les locaux de lusine ou de prendre contact avec les membres du syndicat durant les heures de travail sans autorisation. Le service de sécurité de lentreprise a reçu pour mission de faire obstruction à toutes les réunions syndicales. Des délégués syndicaux licenciés Le 17 août à lusine de chaussures Astra à Zagreb, Marijan Marsic, délégué syndical pour le syndicat du textile a été prévenu de son licenciement extraordinaire et a été physiquement agressé par le portier quand il sest présenté au travail. LUATUC a déclaré que ce licenciement était illégal. En 1997, il a déjà été renvoyé puis réintégré après que les travailleurs eurent protesté contre cette mesure et appelé linspecteur du travail.
Les travailleurs ont expliqué quils avaient été enfermés dans lentreprise pendant plus de six heures par jour et quils navaient plus été payés depuis 4 mois. On les avait également menacés de licenciement sils protestaient contre le licenciement de Marsic et de deux autres délégués syndicaux, Djurdja Petrovic et Snjezana Ivanovic. Peine de prison Le 27 août, Bozica Jurec, la déléguée syndicale de lUATUC dans le comté de Bjelovarsko-Bilogorska, a été condamnée à un mois de prison pour paroles diffamatoires prononcées dans un courrier syndical officiel à lencontre de Mladen Stajduhar, lancien directeur de lentreprise Univerzal à Bjelovar. Elle avait qualifié le directeur d " injuste" et de "grossier", lui avait reproché une attitude de "harcèlement" et traité dancien "membre zélé du parti communiste passé aujourdhui à lHDZ". Syndicat interdit LUATUC rapporte que lentreprise "Mediator" à Dubrovnik a interdit aux travailleurs dadhérer à un syndicat. Lentreprise Pan-Kartonaza à Donji Andrijevci et lentreprise de vêtements de sport TPS-Trgopromservis de Sveti Ivan Zabno ont également interdit de former des syndicats et ont licencié plusieurs représentants syndicaux. Lentreprise Vucedol a refusé de reconnaître la branche du syndicat du tourisme et a ignoré le délégué syndical Milan Babic. Elle a demandé quun autre délégué soit élu. Gréviste détenu A lentreprise Hidroput à Sisak, le délégué syndical Ivica Spelic, vice-président du syndicat des marins de Croatie, a été détenu pendant deux heures par la police sur les ordres du directeur. Ce dernier lui reprochait davoir initié la grève commencée un mois plus tôt suite au refus du propriétaire de lusine de signer la convention collective. Ivica Spelic et dautres grévistes ont été renvoyés et lentreprise a interrompu le payement des cotisations sociales de son personnel. Détournement de cotisations syndicales Un grand nombre demployeurs ont transféré sur leur propre compte les cotisations syndicales déduites des salaires de leurs employés. Cela sest passé à Velepromet et Jasinje à Slavonski Brod, à Strmac et Slavonija-Radinost à Nova Gradiska, à Ukus à Virovitica, à Zanatoopskrba à Dakovo, à MIO Standard et Obuca à Osijek, etc. Plusieurs employeurs ont aussi refusé de retenir les cotisations syndicales à la source alors que ce système est prévu dans les conventions collectives, cest le cas à Kindergarten Krizevci. Menaces En août, le directeur de lentreprise KTL à Zagreb a menacé la travailleuse, Dijana Kustovic, de meurtre et la renvoyée parce quelle avait adhéré à un syndicat.
En décembre, le directeur du City Café de Zagreb a menacé de "rompre le cou" de Mario Ivekovic, le délégué syndical de lUATUC du comté de Zagreb. Il la aussi exposé à dautres menaces, contraintes et discriminations. Le directeur a également menacé ses enfants. La famille a dû faire face à la surveillance et aux visites inexpliquées de la police dans le but de forcer Mario Ivekovic à cesser ses activités syndicales. Discrimination envers les délégués syndicaux Les cas de discrimination contre des délégués syndicaux incluent la suspension dAna Vadunec, déléguée syndicale à lentreprise textile Buducnost à Ludbreg, le licenciement du délégué Zdravko koscak de lentreprise Varazdinka à Varazdin, qui a aussi été interdit dentrée dans lusine, et le licenciement du délégué Marko Stojanov à lentreprise de construction Zavrsnogradnje à Zadar. Les délégués syndicaux Meri Sokac et Rajna Saftic ont été illégalement inscrits sur une liste de ,,,et licenciés du centre de santé à Zadar. Le délégué Mirko Hrgovic a été licencié par Agroservis à Virovitica, ainsi que Zdenka Boanjak, délégué syndical à lentreprise Dubrovkinja-Konavie à Dubrovnik et Nedjeljko Josic de lentreprise Zitara à Donji Miholjac.
Le délégué syndical Stipe Kubatov et cinq autres travailleurs ont été licenciés par lentreprise Bor à Podravska Slatina pour avoir refusé de renoncer à leur droit de grève, sur le conseil du syndicat. Lentreprise The Mont-Var à Novi Marof a forcé ses employés à signer un accord stipulant quils risquaient le renvoi au cas où ils se mettraient en grève. Population: 1.471.000/ Capitale: Tallinn/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-138 A la fin de 1998, la centrale nationale syndicale a été confrontée au risque de liquidation. La centrale nationale menacée de liquidation A la fin de 1998, la centrale nationale EAKL a fait savoir, quà moins dêtre enregistrée dici le 1 mars 1999, comme prévu par la loi sur les associations sans but lucratif de 1996, elle pourrait être forcée à la liquidation. De sévères limitations légales Beaucoup trop détaillée, la loi de 1996 fixe des exigences strictes en ce qui concerne lenregistrement des syndicats. Elle limite leur droit de statuer sur le fonctionnement de leurs organes de décision, énonce les procédures à suivre en matière détablissement, de fusion et de séparation et donne aux autorités le pouvoir de procéder à leur liquidation. Population: 58.300.000/ Capitale: Paris/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 La France a ratifié les conventions n°87 et 98 de lOIT et a adopté des lois et des règlements qui permettent de les intégrer dans sa législation nationale relative aux secteurs publics et privés. Difficultés de mener des activités syndicales dans les PME La centrale syndicale nationale CFDT a fait part des difficultés de créer des syndicats et de mener des activités syndicales dans des petites et moyennes entreprises du secteur privé et a également rendu compte de décisions judiciaires restrictives.
Dans les entreprises de moins de 50 travailleurs, des syndicats peuvent être créés. Toutefois, aucune facilité permettant un exercice efficace de ce droit nexiste, comme loctroi de temps pour mener des activités syndicales, la disponibilités des locaux, etc. Si les entreprises de moins de 50 travailleurs nont pas le droit davoir un délégué syndical, un délégué du personnel peut être élu si lentreprise compte plus de 11 travailleurs mais ce délégué na pas le droit dexercer ses activités syndicales durant ses heures de travail. Les interprétations restrictives des tribunaux Les tribunaux interprètent de manière restrictive lutilisation de loctroi de temps à un délégué syndical. La jurisprudence légale est tout aussi restrictive en ce qui concerne le mandat dun délégué syndical ou dun délégué du personnel. Ceci laisse aux employeurs la possibilité de contester lutilisation du temps octroyé. Les juges ne sanctionnent pas les employeurs qui ne cessent de contester lutilisation de ce temps, même si ceci contribue au harcèlement dun syndicaliste.
Bien que lautorisation de linspection du travail soit requise pour licencier un représentant du personnel, le taux dautorisations de licenciements est assez élevé. Les procédures dappel sont longues et onéreuses et même si lautorisation de licenciement est rejetée par un tribunal de plus haute instance, la longueur de procédure exclut la possibilité de réinsertion dun représentant du personnel ayant été licencié.
Bien que des mesures de discrimination contre des syndicalistes soient interdites, elles sont difficiles à prouver. Cela mène les employeurs à utiliser une méthode facile pour décourager les délégués syndicaux ou des délégués potentiels de poursuivre des activités syndicales en limitant ou en bloquant leur carrière et leur salaire. Population: 10.049.000/ Capitale: Budapest/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Le dialogue social sest détérioré après lélection du nouveau gouvernement en mai 1998. Ses propositions de réforme du code du travail ont sapé les droits des travailleurs. Le ministère du travail dissout Le gouvernement a dissout le ministère du travail en répartissant ses compétences entre le ministère des affaires économiques (pour les questions politiques) et le tout nouveau ministère des affaires sociales et familiales (pour les questions demploi et les projets de loi relatifs à la législation du travail). Les propositions de réformes du code du travail sapent les droits des travailleurs Le gouvernement a formulé une série de propositions visant à réformer en profondeur le code du travail de 1992, mais il na pas recherché à établir un dialogue franc avec les syndicats et a même ignoré leurs propositions en soumettant un texte de loi au parlement au début de lannée 1999.
Ce texte donne aux conseils du travail le droit de conclure des conventions collectives - dans des entreprises où il ny a pas de syndicats. Les syndicats craignent que cette mesure ne soit étendue dans lavenir à lensemble des lieux de travail. Dautres amendements rendent désormais les employés responsables des dommages ou des pertes de biens et avoirs des employeurs et facilitent le licenciement des employés après des congés de maladie. Changements dans le système de sécurité sociale Le gouvernement a également aboli le principe dautonomie des caisses de santé et de pension financées par la sécurité sociale sans discussion préalable avec le forum tripartite et en violation avec les engagements pris lors de sa campagne électorale. Population: / Capitale: Pristina/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 La persécution des autorités serbes contre la population albanaise du Kosovo et ses syndicats a continué de sévir. Les dirigeants et les membres syndicaux comptaient parmi tous les déplacés, blessés, torturés et assassinés dans le cadre de la répression serbe croissante. Répression serbe Le régime serbe a institutionnalisé la répression et la persécution de la population albanaise du Kosovo après labolition de lautonomie politique de la province en 1989.
Les Serbes font subir une discrimination systématique aux Albanais qui composent 90 pour cent de la population du Kosovo. Le parlement serbe a adopté plus de 36 lois discriminatoires et 470 mesures dexception. Licenciements massifs dAlbanais Une loi de 1990 autorise les licenciements massifs dAlbanais dans la fonction publique, lenseignement et dautres emplois. Sur une population de deux millions de personnes, 150.000 ont perdu leur emploi, ce qui ne laisse que 40.000 Albanais à leur poste de travail. Souvent les travailleurs licenciés sont également expulsés de leur domicile. Ils ont été remplacés, dans leur emploi et dans leur logement, par des Serbes et des Monténégrins, et plus récemment par des Serbes de la Krajina.
Quelque 3.500 à 4.000 officiers de police albanais ont été licenciés pour avoir refusé daccepter et de respecter les mesures introduites par le régime serbe. Leurs postes de travail ont été donnés à des Serbes et des Monténégrins. Les officiers albanais ont formé le Syndicat indépendant des anciens officiers de police, que les autorités serbes ont tenté de détruire.
Le syndicat des enseignants SBASHK a déclaré que les autorités continuaient à persécuter les enseignants albanais dans le cadre dune campagne pour éliminer lenseignement en langue albanaise. Le syndicat a rendu compte darrestations sporadiques denseignants, qui subissent une violence endémique. Persécution de syndicats indépendants Ladministration serbe et ses forces de sécurité ont continué de persécuter les dirigeants et les membres du syndicat indépendant de la province, le BSPK, qui avait été enregistré en 1991. Le BSPK ne peut pas organiser de réunions dans les entreprises et les institutions, ni être à linitiative ou signer des conventions collectives. Ses dirigeants se sont vu refuser des visas pour se rendre à des réunions syndicales internationales et leurs passeports ont été confisqués.
La plupart des adhérents du BSPK ont perdu leur emploi. Les membres de leur famille nont ni protection sociale ni accès aux soins de santé. Bon nombre dentre eux ont quitté le pays. Blessures, tortures et assassinats A la mi-février 1998, le BSPK a rapporté une augmentation du harcèlement et des mauvais traitements infligés par la police à de membres syndicaux.
Le 2 mars, dans la capitale de la province, Pristina, des dirigeants et des membres du BSPK étaient parmi les personnes blessées au cours dune manifestation pacifique albanaise en vue de protester contre le massacre de Drenica suite au lancement par les forces serbes dune attaque militaire massive le 28 février. La manifestation a été attaquée par les troupes serbes au canon à eau et avec du gaz lacrymogène et des matraques.
Par la suite le BSPK a fait état de la destruction de la province par les Serbes et a dit que les membres et dirigeants syndicaux comptent parmi les personnes déplacées, prises en otages par larmée, disparues, arrêtées et mises en détention, blessées, torturées et assassinées tous les jours. Population: 3.728.000/ Capitale: Vilnius/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Les problèmes de la distribution du patrimoine de lancien syndicat officiel sont toujours dactualité. Des travailleurs ont été à plusieurs reprises licenciés ou harcelés du fait de leur appartenance à un syndicat. Les syndicats risquent la confiscation du patrimoine. La question de la distribution du patrimoine de lancien syndicat contrôlé par lEtat na toujours pas été résolue. Une loi de 1993 a établi une société cartel habilitée à gérer les propriétés et les avoirs et à les transférer aux nouveaux syndicats qui se formeront dans les 5 ans. La loi impose aux centrales syndicales de présenter une liste de leurs membres reprenant leurs adresses au travail et à la maison ainsi que leur numéro de passeport. La centrale syndicale nationale LWU a refusé de rédiger cette liste arguant que ce document ouvrait la porte à de possibles représailles à lencontre de ses membres.
En 1995, la société du patrimoine a été suspendue et remplacée par une autre. Seuls les syndicats qui avaient dressé la liste de leurs membres pouvaient en faire partie.
Le 21 décembre 1998, la loi sur le patrimoine a été amendée. Elle stipule que le gouvernement confisquera les avoirs des syndicats le 1er juillet 1999 à moins que ces derniers ne parviennent à se mettre daccord sur leur répartition. Les avoirs devraient être restitués aux syndicats en 2006. Accord général tripartite Un accord général tripartite a été signé en 1998 et des groupes de travail tripartites ont été mis sur pied pour préparer des amendements à la loi sur les accords collectifs de 1991. En juin, des amendements sur la loi concernant les contrats demploi a été approuvée au sein du conseil tripartite, protégeant les présidents des syndicats des licenciements durant les congés. Législation contradictoire Le code du travail de 1972 contredit les lois du travail adoptées depuis 1991. Au commencement de 1999, lors dun jugement relatif aux contradictions entre la constitution et la loi sur les syndicats, la cour constitutionnelle lituanienne a jugé que la loi ne contredisait pas la constitution. Enregistrement syndical refusé Aux termes des lois de 1991, un syndicat doit avoir 30 membres fondateurs ou au moins 20 % des employés dans une entreprise pour constituer un syndicat. Le LWU a formulé des propositions au gouvernement pour modifier cette loi en disant quelle était discriminatoire et permettait à la direction de licencier des représentants syndicaux. En octobre 1998, ladministration locale de Visaginas a refusé denregistrer les statuts du nouveau syndicat de lécole Ateities parce quil ne lui avait pas soumis la liste de ses membres fondateurs. Les syndicats ont indiqué que les autorités locales, non seulement retardaient souvent lenregistrement des statuts des syndicats ,mais allaient même jusquà les modifier. La loi restreint les grèves Les procédures de préavis de grève sont longues et complexes et prévoient la constitution dune commission de conciliation et lobtention dun accord par le biais de larbitrage avant quune grève puisse avoir lieu. Le vote à bulletin secret requiert que deux tiers du personnel ait voté en faveur de la grève. Dans certains secteurs de léconomie, les syndicats doivent donner un préavis de grève de 21 jours au lieu des 7 jours habituellement requis. Négociation collective sabotée Sans arrêt, les employeurs ont saboté la négociation collective et dans certaines entreprises ils ont été jusquà créer des syndicats avec lesquels ils ont signé des conventions collectives qui leur étaient favorables. Les employeurs ont harcelé les syndicalistes et leur ont refusé de tenir des réunions syndicales. Les lois et les règlements en matière de travail ont été régulièrement ignorées et les inspecteurs du travail du gouvernement ont été soit ignorants des règles en la matière, soit peu disposés à les appliquer.
Il nexiste pas de juridiction du travail et les affaires portées devant les tribunaux ordinaires accusent souvent des retards importants. Représentants syndicaux harcelés et licenciés Une décision du tribunal de 1998 a ordonné la réintégration de Laima Digrilaite, la présidente dune branche du LWU, qui a été licenciée durant les mises à pied à lentreprise, Akmenes Cementas, après quoi lentreprise a engagé 30 nouveaux employés. Elle a reçu des indemnités compensatoires. Néanmoins, une autre décision du tribunal ainsi quun jugement rendu en appel ont réfuté cette décision et ont déclaré quelle devait rembourser le montant des indemnités reçues. Son appartement a été mis sous séquestre en attendant dêtre vendu aux enchères. En décembre, la cour suprême refusait de réexaminer son cas.
Le 26 mai, Rosita Kazakiene, travailleuse de lusine dameublement Venta dans la région de Siauliai a été licenciée alors quelle effectuait sa période dessai. Lentreprise avait découvert quelle avait adhéré au syndicat LWU. Le tribunal a néanmoins considéré quelle avait été licenciée arbitrairement et a exigé quon lui verse des dommages et intérêts.
En octobre, des mesures disciplinaires ont été imposées à Zofija Rozgiene, membre de lexécutif du syndicat LWU à lentreprise Pavenciu cukrus à Kursenai, dans la région de Siauliai et son salaire a été diminué de 30 %. Ce harcèlement a commencé après que le syndicat soit intervenu pour empêcher le directeur de licencier des membres du syndicat - la loi impose que le syndicat donne au préalable son accord lors de telles décisions. Population: 4.348.000/ Capitale: Oslo/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Un décret gouvernemental interdit les grèves dans lindustrie pétrolière et impose larbitrage obligatoire. La cour va à lencontre de la jurisprudence de lOIT En 1997, la cour suprême a déclaré que ce décret était légal et quil ne contrevenait pas aux principes constitutionnels, pas plus quà la législation internationale. Elle a dans son jugement ignoré la jurisprudence de lOIT relative au droit de grève.
Plus tard dans lannée, le gouvernement a de nouveau interdit une grève lancée par la Fédération des syndicats des travailleurs offshore (FOW) qui sétait pourvue en cassation. Population: 23.000.000/ Capitale: Bucarest/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Il existe des restrictions au droit de grève et les syndicalistes dont les droits ont été bafoués nont guère de recours. Des rapports indiquent que des marins ont été laissés en rade dans différentes régions du monde, parfois pour plus de un an, sur des navires dont les propriétaires avaient fait faillite. Sur terre, des manifestations ont été organisées pour protester contre le chômage et la situation économique. Le gouvernement demande un moratoire des grèves Les syndicalistes ont manifesté en mars et en avril pour exiger la démission du gouvernement et protester contre la situation économique désastreuse, le chômage, et les nouveaux licenciements appréhendés.
Dautres protestations ont eu lieu dans lannée. Le nouveau premier ministre a dit aux syndicats quil avait besoin dune période de six mois sans grèves et sans manifestations pour faire avancer ses réformes économiques contraignantes, prévoyant entre autres la fermeture de 49 usines dEtat déficitaires, qui emploient 70.000 travailleurs.
Les dirigeants syndicaux ont refusé ce moratoire sur les grèves, parce quil sagit selon eux dune tentative de plus de la part du gouvernement pour gagner du temps, et ont exigé de celui-ci quil discute avec eux des questions de privatisation et de restructuration, dont létablissement des priorités pour le développement économique de la Roumanie. Représentation syndicale La loi de 1991 sur les syndicats a entraîné la division du mouvement syndical. Il suffit de 60 travailleurs pour créer une confédération syndicale, ce qui a mené à la création de plus de 20 confédérations et a posé des problèmes majeurs au niveau de la négociation collective, tant au niveau sectoriel quau niveau national.
Cependant, en 1997 une loi sur la négociation collective a été adoptée. Elle établit des procédures fixant le statut représentatif des syndicats au niveau de lentreprise, au niveau sectoriel et au niveau national. La loi stipule quun syndicat doit prouver, devant un tribunal, son statut légal, son indépendance organisationnelle et financière et le nombre de ses adhérents. Pour obtenir un statut représentatif au niveau national, un syndicat doit disposer de structures dans au moins la moitié des régions, et des fédérations sectorielles représentatives dans au moins 25 pour cent des secteurs de léconomie nationale.
Aux termes de la loi sur les syndicats, il faut 15 employés pour former un syndicat. Cette disposition empêche la création de syndicats dans la plus grande partie du secteur privé, puisque la plupart des entreprises privées ont moins de 15 salariés. De nombreuses entreprises interdisent aux syndicats dorganiser leur main-duvre et ont inclus des clauses dexclusion syndicale dans leur règlement intérieur.
La loi fait ingérence dans la libre élection de responsables syndicaux, en exigeant quils soient ressortissants nationaux et quils soient employés dans lentreprise avec une ancienneté minimale de trois ans. Restrictions au droit de grève En raison de nombreuses restrictions au droit de grève, lorganisation dune grève légale est presque impossible. Des procédures longues et fastidieuses doivent être suivies avant de pouvoir faire grève.
Le ministre du travail peut imposer un arbitrage obligatoire lorsquune grève dure depuis plus de 20 jours et si sa poursuite « peut nuire aux intérêts de léconomie générale ».
Les autorités peuvent recourir à des excuses comme des retards dordre bureaucratique ou le non-respect de procédures administratives pour déclarer une grève illégale, ce qui peut entraîner le licenciement de dirigeants syndicaux. Les employeurs peuvent sadresser à la Cour Suprême pour obtenir une suspension de grève de 90 jours pour des raisons dintérêts économiques majeurs.
La loi impute une responsabilité financière aux grévistes et aux organisateurs syndicaux qui ne respectent pas les conditions imposées pour commencer une grève. Ils nauront plus le droit dêtre élus en tant que délégués syndicaux. Les responsables syndicaux qui enfreignent la loi sont passibles dune peine de prison de six mois.
Le gouvernement a défini les secteurs qui sont essentiels dans lintérêt de léconomie nationale et dans lesquels un tiers de lactivité normale doit être maintenue en cas de grève. Il sagit des soins de santé, de lenseignement, de lénergie, du transport, des télécommunications et de la radio et télédiffusion, de même que lapprovisionnement de base de la population notamment en pain, lait et viande. Pas de recours contre les violations Il ny a pas de tribunaux du travail en Roumanie et les travailleurs qui sont licenciés illégalement ou qui sont victimes dautres violations des droits syndicaux nont guère de possibilités de recours pour obtenir réparation, notamment parce que les actions intentées mettent un ou deux ans à aboutir et parce que les décisions, de toute façon, ne sont généralement pas appliquées par les employeurs. Marins en rade Des rapports ont signalé en 1998 quun nombre élevé de marins roumains étaient astreints à demeurer sur des navires arrêtés dans différents ports du monde entier parce que les entreprises qui les avaient affrétés avaient fait faillite. Ils attendent que les propriétaires des navires paient leur caution, et ne disposent ni deau, ni délectricité ni même parfois de nourriture ou deau, et ils nont pas été payés depuis des mois. Certains se sont vus contraints à attendre plus dun an avant de pouvoir repartir chez eux. Population: 58.100.000/ Capitale: Londres Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100 Un livre blanc du gouvernement soumet des propositions en vue de restaurer certains droits syndicaux fondamentaux. La législation restrictive des années 1980 et du début des années 1990 reste toutefois en vigueur et permet à une compagnie de restauration aérienne de licencier 300 grévistes. Propositions en vue de restaurer la négociation collective et dautres droits Au mois de mai, le gouvernement a publié un livre blanc intitulé « Fairness at work » (Equité au travail) qui soumet des propositions de loi visant à restaurer le droit légal des travailleurs à la reconnaissance en matière de négociation collective. Le livre blanc envisage également la restauration dautres droits fondamentaux concernant la lutte contre les mesures de discrimination antisyndicales et le droit de grève, des droits qui avaient été supprimés dans les années 1980 et au début des années 1990.
Le livre blanc précise quun employeur serait tenu de reconnaître un syndicat comme agent de négociation si 40 pour-cent au moins des travailleurs de lusine votent en faveur de ce syndicat, ou si une majorité des votants est en faveur du syndicat dans les lieux de travail de plus de 20 travailleurs.
Le livre blanc précise également quun syndicat peut être dissous sil ne peut pas apporter la preuve de son caractère représentatif. Réaction du TUC La centrale syndicale nationale, TUC, a déclaré que le seuil de 40 pour-cent était trop élevé. Il a également invité le gouvernement à ne pas insister sur le seuil de 20 employés parce que cela priverait plusieurs millions de travailleurs du droit à la reconnaissance syndicale. La reconnaissance devrait être automatique dès linstant ou 50 pour-cent des travailleurs plus un sont déjà membres du syndicat. Réaction des employeurs Durant lannée, les organisations demployeurs ont poursuivi leur campagne visant à rendre la reconnaissance plus difficile et à affaiblir les autres droits. Projet de loi sur les relations du travail Le projet de loi sur les relations du travail a été publié en janvier 1999. Il contenait la plupart des propositions énoncées dans le livre blanc, mais compliquait la tâche des syndicats pour obtenir la reconnaissance. Le projet de loi devrait être adopté durant lannée 1999.
Le système de reconnaissance automatique demeure identique, à savoir 50 pour-cent des membres plus un dans lunité de négociation. Dans les autres cas, un syndicat doit apporter la preuve quil compte au moins 10 pour-cent de membres dans lunité de négociation pour obtenir un scrutin. Il devra alors obtenir une majorité lors du scrutin et quarante pour-cent des travailleurs ayant un droit de vote devront également voter en faveur.
En vertu des propositions contenues dans le projet de loi, il serait illégal de licencier des employés qui participent à une grève durant les huit premières semaines dun conflit. A lheure actuelle, un employeur peut licencier tout travailleur qui participe à une grève et, après une période déterminée, réintégrer de manière sélective ceux qui ont été licenciés. Après huit semaines, un licenciement ne serait légal quà condition que lemployeur ait pris toutes les mesures nécessaires pour régler le litige et nait pas refusé doffres de conciliation ou de médiation. Protection contre la discrimination antisyndicale La nouvelle loi accorderait une protection aux membres des syndicats contre les discriminations exercées au moment du recrutement sur la base de leur appartenance à un syndicat ou dactivités syndicales. La loi les protégerait également contre toute discrimination exercée par les employeurs qui retiendraient les augmentations salariales ou dautres allocations des membres des syndicats qui refuseraient de renoncer à des conditions obtenues lors de négociations collectives. Un employeur aura toujours la possibilité de signer des contrats individuels avec les employés, même sur un lieu de travail où un syndicat est reconnu en qualité dagent de négociation collective.
Le mode de scrutin en cas de grève serait modifié de sorte quun syndicat ne devrait plus fournir à lemployeur une liste contenant le nom et ladresse des travailleurs qui ont voté en faveur de la grève. Les procédures de scrutin seraient simplifiées. Population: 148.100.000/ Capitale :Moscou 29-105-87-98-100-111-138 Des millions de travailleurs nont toujours pas été payés à temps en 1998. En janvier 1999, pour la deuxième fois en moins de cinq ans, un dirigeant syndical a été assassiné chez Vnukovo Airlines. Lui aussi soccupait de surveiller des pratiques illégales suspectées de la part de lentreprise au sujet de ses actions. Attaques croissantes contre les droits syndicaux En 1998 le nombre dattaques contre les droits des travailleurs et des syndicats de la part des employeurs et du gouvernement a été croissant. De plus en plus de manifestations ont été organisées, y compris des grèves suivies massivement, dans un contexte de salaires impayés, de chutes drastiques du pouvoir dachat, de restrictions des droits légaux des travailleurs et de leur capacité dexprimer leurs revendications. Dans certains cas les travailleurs ont pris en otage leurs employeurs ou des représentants des autorités locales, et les « guerres du chemin de fer » ont signifié le blocage des lignes ferroviaires. Salaires non payés et manifestations Le 9 avril, la centrale syndicale nationale FNPR a célébré une journée nationale daction pour exiger le paiement des arriérés de salaires qui continuaient daffecter près de 20 millions de travailleurs tant du secteur public que du privé. Le paiement des retraites et autres allocations sociales intervenait également en retard. Certains travailleurs nont été payés quen nature. Le gouvernement a annoncé que les arriérés de salaires seraient payés au plus tard le premier janvier 1998 pour les travailleurs du secteur du budget, mais en avril 1998 les arriérés avaient atteint un niveau sans précédent, 4 pour cent de plus que lors du niveau record de juillet 1997.
Les travailleurs du secteur public de Yekaterinburg dans la région de Sverdlosk navaient pas été payés depuis plus dun an. A Kaliningrad, les travailleurs du chantier naval navaient pas été payés depuis six mois, et à St. Pétersbourg plus de 900 entreprises étaient en retard dans le paiement des salaires. De nombreux travailleurs ont entamé des grèves de la faim pour réclamer le paiement de leurs salaires.
Les retards sont provoqués par les dettes entre entreprises et par les défaillances du système bancaire et fiscal, mais la responsabilité incombe également aux politiques prônées par les institutions financières internationales, à la corruption et au manque de volonté politique.
La législation veut que le paiement des impôts est prioritaire par rapport au paiement des salaires. Des retards dans le paiement des impôts entraînent des amendes dont le montant est retiré des comptes de lentreprise. Des retards dans le paiement des salaires, en revanche, ne représentent aucune perte financière pour lentreprise.
Le 7 octobre, le FNPR a organisé une autre grève générale pour protester contre les arriérés de salaires et pour exiger, parmi dautres revendications, une réforme sociale, une augmentation des salaires et lannulation de la décision dintroduire des impôts additionnels. Le droit dorganisation est refusé Les employés du ministère de lIntérieur, les agents de douanes, les juges et le ministère public, les inspecteurs fiscaux, les services de larmée et de la sécurité et les employés des transports ferroviaires nont pas le droit de saffilier à un syndicat. Les employés du secteur public de la santé nont pas le droit de faire grève.
Les dispositions pourtant positives qui existent dans la loi sont limitées par lincapacité complète du système juridique à faire appliquer la loi. Le nouveau code affaiblirait les syndicats Au début de 1998, le gouvernement a annoncé son projet dintroduction dun nouveau Code du travail, qui parmi dautres éléments établirait des tribunaux du travail. Ce nouveau Code du travail se faisait attendre depuis longtemps.
Les syndicats ont dit que ce nouveau code du travail affaiblissait leur rôle, qui serait uniquement consultatif aux yeux des employeurs, au sujet de questions individuelles, et quil réduisait également la protection contre la discrimination antisyndicale pour les membres dorganisations syndicales élues. Dans lensemble, il avait pour effet denlever aux syndicats le droit de défendre leurs membres.
Le projet introduit des conditions financières élevées pour lenregistrement dun syndicat, et permet aux autorités de contrôler et dinspecter les activités des syndicats, les événements quil organise et ses documents. Le projet tente également de transférer la fonction de représentation des intérêts des travailleurs des syndicats à « dautres organismes », pour reprendre les termes du projet. Poursuites judiciaires En 1997 on a dénombré plusieurs cas de poursuites judiciaires en raison dactivités syndicales. Traduire les syndicats en justice pour leur participation à des actions de protestation est devenue une pratique courante. Il est devenu presque automatique quà la veille dune action collective, ou juste lorsquelle prend fin, les autorités publiques entament une action juridique pour décider de la légitimité de lappartenance aux syndicats de différents types de biens.
Plusieurs actions en justice ont été engagées contre les organisateurs de grèves des mineurs. Lors de la journée daction de protestation du mois doctobre, des documents financiers ont été saisis dans les locaux du syndicat à Nikolaevsk-na-Amure, alors que dans loblast de Arkhangelsk le bureau du procureur local a rendu les syndicats (et non pas les employeurs) responsables des conditions demploi et de santé et de sécurité. Manifestants persécutés Des mineurs qui avaient protesté contre les arriérés de salaires en 1997 ont encore subi des persécutions. Bon nombre dentre eux nont toujours pas été payés. Les autorités leur ont imposé des amendes massives, des peines demprisonnement ainsi que dautres mesures.
En janvier 1998, le tribunal du district de Nerchinsk a condamné 25 travailleurs, des femmes pour la plupart, à une peine de prison de un an avec sursis, ainsi quà de grosses amendes pour avoir bloqué les lignes ferroviaires pendant une manifestation dans la région de Chita. Elles navaient pas été payées depuis plus de un an et navaient pas non plus reçu leur prime de maternité. Des condamnations similaires ont été imposées à seize autres travailleurs.
Les dirigeants des mineurs de nombreuses autres régions ont fait lobjet dune enquête judiciaire pour avoir bloqué les lignes ferroviaires en 1998. Des rapports indiquent que le Bureau du procureur général a joué un rôle déterminant dans les poursuites et quil essayait de faire retomber les pertes financières encourues sur les mineurs.
Dans les régions de Kemerevo, Chelyabinsk et Chita, ainsi que dans la république de Komy, les dirigeants des syndicats des mineurs ont reçu un avertissement selon lequel ils seraient sanctionnés pour leur « activité antisociale exprimée par lorganisation dactions de protestation sous la forme de réunions, piquets de grève, blocage de voies ferroviaires, et autres actes perturbant lordre public ». Certains dentre eux ont reçu des « sanctions administratives » sous le chef dinculpation de « hooliganisme », dans la région de Kemerevo, et dautres, des avertissements officiels contre la tenue de réunions « illégales », dans la régions de Chelyabinsk par exemple.
En août, le département des affaires intérieures a arrêté Alexander Sergeiev, président du syndicat des mineurs NPG, en vue de linterroger sur le rôle joué par le NPG dans les actions collectives entreprises par les mineurs. Les locaux du NPG ont été fouillés, et des documents saisis.
Au même moment des rapports ont signalé que le ministère de la Justice envisageait de modifier la loi relative aux syndicats pour « éviter des confusions entre les actions syndicales et les objectifs politiques ». Les poursuites judiciaires contre les dirigeants des mineurs nont pris fin que lorsque des députés de la Duma se sont exprimé en faveur des mineurs. Privatisation Sous prétexte de changements dactionnaires, de restructurations, de réorganisations et de faillites, des licenciements massifs et sauvages ont continué davoir lieu dans une majorité écrasante dentreprises, en violation de la loi. Contrats individuels à durée déterminée Les contrats individuels à durée déterminée tendent toujours à remplacer les conventions collectives, ce qui réduit la sécurité de lemploi et minimise les possibilités pour le syndicat de réussir à défendre les travailleurs. Les contrats sont souvent tout à fait symboliques, ou ont pour seul contenu des conditions qui aggravent de fait la position juridique du travailleur. Les employeurs peuvent imposer des changements fondamentaux dans les conditions de travail - semaines de travail réduites, congés obligatoires sans solde ou avec une rémunération partielle uniquement, dispositions qui enfreignent la loi. Intimidation des femmes travailleuses Dans certains cas, les employeurs contraignent des femmes qui présentent leur candidature à un poste à signer une déclaration dans laquelle elles sengagent à ne pas tomber enceintes au cours de la durée de leur contrat. Elles doivent également signer une lettre de démission non datée. Cette procédure prive les femmes de toute prestation de sécurité sociale en cas de licenciement, y compris lallocation obligatoire de congé de maternité. Obstruction à la syndicalisation Les employeurs freinent volontairement la syndicalisation, en particulier dans les nouvelles entreprises commerciales. Lorsquils embauchent des travailleurs, ils leur disent quils ne pourront pas saffilier à des syndicats. Certaines entreprises dEtat également ont interdit les syndicats. Des rapports indiquent que des militants syndicaux ont été transférés à des postes moins bien rémunérés ou envoyés en congé. Syndicalistes licenciés Des rapports indiquent que dans des usines privatisées certains travailleurs, dont les membres du comité syndical, ont été licenciés pour leurs activités syndicales. Toutefois, la centrale syndicale FNPR a déclaré quune action en justice conduisait généralement au rétablissement de la délégation syndicale et à la réinsertion des travailleurs illégalement licenciés. Détournement de cotisations Des directeurs dentreprises ont souvent refusé de transférer aux syndicats les cotisations syndicales retenues à la source, utilisant eux-mêmes ces fonds pour résoudre leurs propres problèmes financiers. Intimidation En dépit du non-paiement des salaires, des rapports ont une nouvelle fois indiqué que des travailleurs avaient été dissuadés de faire grève par des promesses de paiement de salaires et des allocations. Les grévistes ont souvent été menacés de licenciement, de refus de droit au logement ou dautres sanctions. Assassinat dun dirigeant syndical Le 27 janvier 1999, Gennady Borisov, dirigeant du syndicat du personnel au sol et des techniciens de la compagnie aérienne Vnukovo Airlines a été assassiné à lentrée de son appartement. Le 15 janvier, il avait commencé avec dautres militants à organiser des piquets de grève devant le siège de la compagnie pour protester contre un retard de quatre mois dans le paiement des salaires. Il surveillait également des pratiques de lentreprise en matière dactions, suspectées dêtre illégales.
En 1994 ladjoint dun dirigeant de lAssociation du personnel navigant de Vnukovo Airlines, Alexei Yeliseyev, avait été assassiné alors quil représentait le syndicat dans un conseil spécial chargé de vendre une partie des actions de la compagnie à des investisseurs privés. Population: 10.300.000/ Capitale: Belgrade/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111-138 Le retard dans le paiement des salaires demeure un problème. Le syndical officiel jouit toujours de privilèges légaux tandis que le syndicat indépendant est toujours la cible des autorités. Grève de protestation contre le non-paiement des salaires Au début de lannée 1998, de nombreux travailleurs navaient toujours pas été payés. Les travailleurs des transports publics de la centrale syndicale officielle contrôlée par lEtat, la SSS, et des syndicats indépendants, ont organisé une grève générale dans la capitale, Belgrade, à partir du 12 janvier, en guise de protestation contre le non-paiement des salaires.
Le 15 janvier, les travailleurs ont reçu lordre de reprendre le travail afin de garantir un service minimum de 70%, conformément aux dispositions légales. Un responsable du gouvernement a déclaré que les travailleurs qui refuseraient dassumer leurs obligations seraient licenciés. Le gouvernement a déclaré la grève illégale. Après six jours, les syndicats ont déclaré quils assureraient 70% du service et les négociations ont pu commencer. Un jour plus tard, les autorités de Belgrade ont annoncé leur décision de privatiser les transports publics.
A la fin du mois de janvier, dautres employés de la fonction publique ont fait la grève pour protester contre les retards dans les paiements des salaires, des allocations de sécurité sociale et des retraites. Représailles contre le syndicat indépendant Le syndicat indépendant, Nezavisnost, fait toujours lobjet de représailles de la part des forces de police, des autorités et des employeurs. Ses dirigeants et ses militants ont été menacés dêtre suspendus de leur travail et de se voir interdire laccès aux locaux de lentreprise. Ils ont également été transférés vers dautres lieux de travail ou dégradés, ou encore envoyés en «congé forcé ». Certains ont fait lobjet de procédures disciplinaires non fondées et illégales ou ont été licenciés. En réaction, des syndicats parallèles ont été créés dans des usines où des syndicats indépendants avaient réussi à simplanter. Privilèges pour le syndicat officiel Le SSS jouit de privilèges légaux et peut monopoliser la négociation collective, car seuls les syndicats en entreprise disposant dune majorité de membres sont autorisés à négocier.
Les directeurs dentreprise prélèvent automatiquement sur les salaires les cotisations dues au SSS, même si des cotisations proviennent de membres de syndicats indépendants. Les travailleurs doivent demander que leurs cotisations soient versées à un syndicat indépendant, ce qui permet aux directeurs de prendre connaissance de la liste des membres de ce syndicat. Restrictions légales aux droits syndicaux La loi de 1996 sur les relations professionnelles octroyait aux directeurs dentreprise des pouvoirs illimités en matière de contrat de travail, dembauche et de nomination à certains postes, ainsi quen ce qui concerne la durée du contrat. Cette loi empêchait les travailleurs de contester toute décision prise par la direction de lentreprise. Les tribunaux ou larbitrage étaient les seules voies de recours.
La loi fédérale sur les grèves introduit des clauses restrictives en matière de grèves dans les « entreprises dintérêt social général ». Or, plus de 60 pour-cent des entreprises sont classées dans cette catégorie.
La loi permet aux employeurs de définir le service minimum à maintenir durant une grève. Cela signifie que les grèves sont pratiquement interdites dans la moitié des activités économiques. Dans le secteur des transports, la loi prévoit un service minimum de 70 pour-cent.
La loi interdit aux grévistes de se rassembler en dehors des lieux de travail et, bien que la loi stipule que les employeurs ne peuvent pas embaucher de nouveaux travailleurs pour remplacer les grévistes, elle précise certaines circonstances dans lesquelles de nouveaux travailleurs peuvent être engagés. Ces circonstances incluent les cas où cela savère nécessaire pour maintenir un service minimum ou le respect des obligations internationales.
En cas de « recours abusif au droit de grève », le code pénal prévoit des sanctions pouvant aller jusquà un an de prison ou une amende pour grève illégale. Un directeur dusine sen prend à une syndicaliste En octobre, à lusine de câbles de Zajecar, dans lest de la Serbie, un membre du syndicat Nezavisnost, Dusica Umljenovic, collectait des signatures pour une pétition à envoyer au ministère de la Santé au nom de la section pour protester contre le taux élevé des montants de lassurance santé dans la région de Zajecar. Un membre de la direction la agressée si violemment quelle a dû être hospitalisée dans lunité des soins intensifs. Le directeur de lusine était également le président du conseil local de lassurance santé. Population: 7.224.000/ Capitale: Berne/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-100-111 Le sort des fonctionnaires du secteur public bientôt amélioré. Un projet de loi conforme aux normes de lOIT Une loi de 1927 interdit aux employeurs de la fonction publique de se mettre en grève. Actuellement, un projet de loi fixant les conditions demploi des employés de la fonction publique dans ladministration nationale et conforme aux normes de lOIT est en discussion. Il devrait être adopté par le parlement dans la seconde moitié de 1999. Dans les cantons et communes, cette interdiction du droit de grève pour les employés publics nexiste plus. Population: 10.251.000/ Capitale: Prague/ Conventions de loit ratifiées: 29-105-87-98-100-111 Le climat des relations du travail sur le plan national sest amélioré et pour la première fois depuis 1990, lorgane national tripartite a adopté une déclaration sur le dialogue social et les droits syndicaux. Les syndicats attribuent aux employeurs un nombre croissant de tentatives visant à restreindre leur action. Les améliorations Pour la première fois depuis 1990, lorganisme tripartite national a adopté une déclaration sur le dialogue social et les droits syndicaux.
La révision du code de travail sest poursuivie et le CMKOS a été complètement impliqué dans le processus. Le nouveau code devrait pouvoir être adopté vers le milieu de lan 2000. Obtention dun accord dans le secteur public Au début du mois de juin 1998, des centaines de milliers de travailleurs du secteur public ont tenu une grève davertissement dune heure pour réclamer des augmentations de salaires après que le cabinet eut gelé lindexation des salaires au niveau de 1997. Les syndicats et le nouveau gouvernement, élu en juin, ont tenu plus tard dans lannée une série de négociations et se sont mis daccord sur une augmentation entrant en vigueur dès janvier 1999. Les employeurs utilisent des pratiques antisyndicales Les employeurs tentent de plus en plus de restreindre les activités syndicales. Le syndicat dans le secteur Horeca, hôtelier et du tourisme a déclaré que la direction de lentreprise "FRENSSCH REST Obecni dum" lui avait déclaré que le syndicat nétait pas nécessaire, ne serait pas toléré et que la convention collective était un anachronisme hérité du socialisme. Finalement, tous les représentants du syndicat ont été licenciés et les activités syndicales au sein de lentreprise ont pris fin.
Kovo, le syndicat des travailleurs de la métallurgie, a expliqué quun employeur avait licencié le président syndical et vice-président à lISL s.r.o. Mohelnice après qu'un avis de création de syndicat eut été rendu public. Durant la période devant conduire à l'établissement formel et à la reconnaissance du syndicat, ses promoteurs ont été mis en congé et on leur a interdit de contacter les travailleurs.
Les syndicats de différentes entreprises ont également fait savoir que de grandes entreprises étrangères interdisaient les activités syndicales et refusaient de donner du travail aux membres des syndicats. Il sagit de lentreprise germano-autrichienne Billa s.r.o., de la belge Delvita a.s., de lallemande Julius Meinl a.s., de la japonaise Panasonic à Plzen, Pruziny Schardell à Praha-Vysocany et Bor u Tachova.
Des syndicalistes ont aussi été intimidés durant des périodes de restructuration et de réduction des effectifs. Face à la croissance du chômage dans le pays, beaucoup demployés ont peur de perdre leur travail et nosent pas affirmer leurs droits en matière demploi.
La négociation collective est restée un problème majeur. Certains employeurs ont refusé de négocier et ont eu recours à des manoeuvres dobstruction pour empêcher la conclusion de conventions collectives. Comme par le passé, les employeurs et les autorités ont découragé particulièrement la négociation au niveau industriel et la CMKOS a déclaré que le nombre demployés couverts par les conventions continuait de chuter. Les employeurs violent régulièrement les dispositions de ces accords. Non-respect du droit de grève Les employés de la ville de Plzen ont annoncé une grève davertissement dune heure en novembre 1998. Aussitôt, la municipalité a déclaré que les travailleurs qui désiraient se mettre en grève devraient prendre congé. On a interdit aux grévistes de venir sur leur lieu de travail - et tout travailleur qui décidait de faire grève sur le lieu de travail se rendrait coupable dune infraction grave à la discipline de travail. Population: 51.608.000/ Capitale: Kiev/ Conventions de loit ratifiées: 29-87-98-100-111-138 En 1998, lUkraine a commencé à actualiser sa législation du travail qui datait de lépoque soviétique. Les travailleurs membres du syndicat des mines et des ports font lobjet dactes de discrimination et dintimidation. La législation Au mois de mars, une loi sur le règlement des litiges collectifs du travail a été adoptée. Le gouvernement a déclaré que de nouvelles lois sur les syndicats et les conventions collectives avait été rédigées avec les partenaires sociaux, ainsi quun décret établissant des procédures de médiation et de conciliation nationales.
Le code pénal limite le droit de grève dans le secteur public et dans le secteur de transports et permet des peines pouvant atteindre trois ans de prison. Le non-paiement des salaires Lannée 1998 a encore connu de graves problèmes de non-paiement des salaires. Les mineurs et les enseignants ont organisé de nombreuses manifestations. Le gouvernement a réagi unilatéralement en juillet et a retiré aux syndicats la gestion du fonds de lassurance sociale. Il a ensuite révoqué sa décision après des protestations syndicales. Discrimination Le syndicat indépendant des mineurs (NPG) a déclaré que la mine Barakov N.P., à Krasnodon, opérait une discrimination à légard des dirigeants syndicaux et des membres des syndicats. La mine a donné des emplois aux travailleurs qui ont accepté de ne pas adhérer au NPG et a licencié dabord les membres du NPG lors des opérations de licenciement. Les dirigeants syndicaux ont été licenciés abusivement, les membres du NPG nont pas reçu leur salaire pendant plusieurs mois et la direction a ordonné la fermeture du bureau du NPG. Il semblerait quune convention collective ait ensuite été signée entre la direction de la mine et le NPG. Intimidation Des rapports indiquent que le syndicat indépendant des travailleurs du port maritime de Illichyvsk aurait fait lobjet de menaces et dintimidations lorsquil a essayé dorganiser les travailleurs du port. Les dirigeants syndicaux nont pas eu le droit dorganiser des réunions, les travailleurs ont été menacés de licenciement sauf sils acceptaient de démissionner du syndicat, et les médias locaux ont organisé une campagne contre le syndicat. Les autorités locales ont intenté un procès sur la base déléments fabriqués de toutes pièces contre le président et lavocat du syndicat. Des documents ont été saisis dans les bureaux du syndicat.
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