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Timor oriental: les syndicats internationaux s’opposent au bain de sang

Bruxelles, le 8 septembre 1999 (ICSL EnLigne): Les syndicats dans le monde entier sont appelés par la CISL à accroître la pression sur l’Indonésie afin de faire cesser le bain de sang au Timor oriental et obtenir du Parlement indonésien qu’il ratifie sans délai les résultats du référendum du 30 août dernier qui s’est exprimé massivement en faveur de l’indépendance et de la liberté au Timor.

La CISL a ainsi indiqué clairement à Bruxelles ce soir (7 sept., n.d.t.)qu’elle appellerait ses organisations membres et les syndicats internationaux de secteurs (les Secrétariats professionnels internationaux, ou SPI) à prendre de fortes mesures contres les intérêts diplomatiques, économiques et commerciaux indonésiens, au cas où le gouvernement Habibie ne respecterait pas l’ultimatum des Nations unies, lequel expire Mercredi soir, 8 septembre (heure de New York). Lundi, le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a donné 48 heures à l’Indonésie pour arrêter les tueries ou se voir confrontée à une action décisive de la communauté internationale, message largement compris comme une allusion à l’envoi d’une force internationale de maintien de la paix.

La CISL demande à ses affiliées de manifester devant les ambassades indonésiennes dans leurs pays et de se préparer à appeler leurs gouvernements respectifs à augmenter la pression financière sur l’Indonésie si le chaos continue à Timor Est.

En Australie, le Conseil australien des Syndicats (ACTU), affilié à la CISL, a mené le mouvement de manifestations et de piquets devant les postes diplomatiques indonésiens. Des syndicalistes dans plusieurs parties du pays ont également entamé des actions contre la ligne aérienne indonésienne, Garuda, ainsi que contre des navires et d’autres intérêts économiques indonésiens.

A Bruxelles, siège de l’organisation, une délégation de la CISL se joindra le Mercredi 8 septembre à 12:30, à son organisation affiliée en Belgique, la FGTB-ABVV, ainsi qu’à plusieurs ONG de droits de l’homme et de développement, pour manifester devant l’ambassade d’Indonésie (294, av. de Tervueren, Woluwé St. Pierre).

La CISL a déclaré aussi qu’elle appellerait ses organisations affiliées à exiger de leurs gouvernements qu’ils augmentent la pression sur les institutions financières multilatérales ainsi que sur les pays donateurs et les partenaires commerciaux de l’Indonésie, afin qu’ils suspendent l’aide financière directe et toute l’aide non-humanitaire à l’Indonésie, au cas où celle-ci ne se plierait pas à l’ultimatum de l’ONU.

Le 6 septembre, la CISL avait écrit à Kofi Annan en demandant que l’ONU envoie une force de maintien de la paix afin d’arrêter les tueries au Timor oriental et de désarmer et traduire en justice les responsables, y compris au sein des forces armées.

La CISL a par ailleurs écrit au Président Habibie concernant la détérioration de la situation au Timor oriental, en l’exhortant d’ordonner au gouvernement indonésien et aux forces arméees du pays de colaborer avec la communauté internationale afin de restaurer la paix et la sécurité et de mettre en oeuvre les résultats du référendum du 30 août dernier.

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