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Une semaine pour les jeunes, avenir du syndicalisme (2)

Le 30 octobre a été déclaré journée mondiale d'action pour les jeunes travailleurs et travailleuses. A cette occasion la CISL et l'Union internationale des jeunes socialistes (IUSY) ont lancé des initiatives dans plus de cent pays visant à promouvoir les droits des jeunes au travail. CISL EnLigne, le service de dépêches de la CISL, distribuera tout au long de cette semaine des articles sur la situation de jeunes travailleurs. Pour vous joindre à cette campagne  visitez notre page jeunesse.

Le syndicalisme ou la rue
(Par Natacha David)

Bruxelles, 02 novembre 1998 (CISL EnLigne): "Dans mon secteur, celui de la chimie, il y a beaucoup d’intimidation pour pousser les travailleurs à quitter les syndicats sous peine par exemple de ne pas recevoir de promotion", explique Gladys Mthembu, 30 ans, secrétaire de la women’s league et chargée à Johannesburg de l’organisation des jeunes dans le syndicat des travailleurs de la chimie (Sacwu). "Cette intimidation est contraire à la législation sociale et les syndicats ne cessent de la dénoncer, mais le fait est là, les effectifs syndicaux sont en baisse". Intimidation sur les lieux de travail, chômage record des jeunes, grossesses précoces, enfants des rues… il y a du pain sur la planche. "Le premier problème pour les jeunes en Afrique du Sud, c’est le chômage, qui concerne près de 65% des jeunes. Ils sont pour la plupart bien éduqués mais ce que les employeurs veulent, c’est l’expérience. Beaucoup de ces jeunes voudraient appartenir à un syndicat, mais parce qu’ils n’ont pas d’emploi, ils n’ont pas l’argent pour s’affilier". Autre gros problème, celui des grossesses précoces. "Beaucoup de jeunes filles se retrouvent seules avec leur enfant à élever et c’est encore plus dur pour elles de trouver du travail. Il y a vraiment un effort d’information à faire. C’est pourquoi le syndicat organise des cours d’éducation sexuelle dans les écoles et les universités. On leur parle notamment du sida.

Lors de ces cours dans les écoles, on informe aussi les jeunes sur le syndicat, ainsi ils sont sensibilisés avant d’entrer sur le marché du travail. On essaie aussi de venir en aide aux enfants dans les rues en intervenant directement dans les townships. Le syndicat n’est pas en mesure de leur fournir du travail mais, par exemple, en soutenant les activités sportives, surtout les équipes de football, on essaie de les éloigner de la drogue, de la délinquance et de tous les autres dangers qui les guettent dans la rue".


Confédération Internationale des Syndicats Libres
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Contacter: Luc Demaret au: 00 322 224 0212 - press@icftu.org


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