CISL EnLigne
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NOTE DU TUAC* en coopération avec la CISL
Appel des organisations syndicales internationales au G7 pour contenir le risque de récession et pour la création dune Commission internationale sur les marchés financiers.
Bruxelles. 10 septembre (CISL Enligne): Leffet combiné de la crise financière asiatique et de la crise actuelle en Russie a été de mettre un tiers de léconomie mondiale en récession. Ce sont surtout les travailleurs et leurs familles qui en supportent le choc. En Asie, le niveau de vie sest effondré et le chômage monte en flèche; en Russie, un quart de la population active na pas été payé depuis six mois. La multiplication des faillites engendre maintenant une pauvreté qui ne cesse de saccroître. La crise risque de sétendre à lAmérique Latine. Les effets de la récession ne se font pas encore sentir dans lUnion Européenne et aux Etats-Unis, mais léconomie mondiale est interdépendante; un fléchissement des échanges et la volatilité dangereuse des marchés boursiers menacent de déclencher une récession de dimension mondiale avec des conséquences dévastatrices sur lemploi, à moins que des mesures de correction ne soient prises durgence.
Le mouvement syndical international a formulé des propositions à lintention du Sommet du G7 à Birmingham, en mai dernier, mais les pays industrialisés nont pas réussi jusquici à montrer la voie nécessaire pour éviter la récession et sassurer que le système financier mondial soit réformé pour contribuer à une prospérité croissante et plus équitablement répartie. Le G7 doit maintenant prendre ses responsabilités et agir de manière décisive dans trois domaines.
Premièrement, les Banques centrales et les Ministres des Finances du G7 doivent mettre en oeuvre une stratégie coordonnée visant à soutenir une demande équilibrée et à rétablir la croissance mondiale et la création demplois. Ces mesures doivent comprendre des réductions ciblées des taux dintérêt en Europe et en Amérique du Nord et une politique fiscale axée sur la reprise dans la zone de lOCDE.
Deuxièmement, ils doivent suivre la proposition formulée par les syndicats au Sommet de Birmingham, cest-à-dire de créer une Commission internationale, sur le modèle de la Commission Brundtland, dont la mission générale consistera à consulter et à conseiller sur une nouvelle structure financière destinée à gérer de manière ordonnée les marchés internationaux de capitaux. Les initiatives prises au coup par coup dans le passé pour renforcer les contrôles prudentiels des marchés financiers se sont révélées totalement inadéquates. Une nouvelle évaluation devra tenir compte dun rôle pour une taxe internationale sur les transactions de change, une utilisation appropriée du contrôle des changes et un système de parités stable entre leuro, le yen et le dollar.
Troisièmement, les désastres économiques en Asie et en Russie mettent en évidence la nécessité de réformer les politiques dajustement structurel des institutions financières internationales comme la demandé le Sommet des Nations Unies pour le Développement Social, réuni en 1995 à Copenhague. Les institutions doivent promouvoir rapidement un système de marché socialement responsable qui encourage la bonne gestion des affaires publiques et le respect des droits de lhomme, et qui encourage laccroissement de lemploi et la diminution de la pauvreté et évite laustérité et la déréglementation aveugle.
* Le TUAC est doté du statut consultatif auprès de lOCDE. Il regroupe 55 centrales syndicales nationales représentant quelque 71 millions de travailleurs dans les 29 pays membres de lOCDE.De plus amples informations sur les propositions syndicales formulées au Sommet du G7 à Birmingham sont disponibles sur le site internet du TUAC
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